Le 8 Mai 2005 à l'occasion des cérémonies de commémoration de la fin de la guerre 39–45, le président des Dissidents de Martinique, qui voulait faire connaître la réalité d'une situation vécue par eux a été traité avec le mépris le plus hideux.
Cela parce qu'il avait oser vouloir parler, en présence des autorités françaises, du comportement colonialiste des gouvernants français. Crime de lèse-majesté inacceptable, car en colonie même si vous êtes de ceux qui ont donné leur sang ou leur vie pour défendre la France, «la mère patrie», vous n'avez pas droit à la parole, vous devez subir et vous taire. Vous n'êtes pas du même monde que les maîtres.
Ces dissidents, ceux qui, jeunes gens de l'époque comme Frantz FANON, Marcel MANVILLE et d'autres, avaient refusé la soumission au fascisme et avaient, au péril de leur vie, tout fait pour rejoindre les forces antifascistes, sont méprisés ainsi.
Pour la puissance coloniale qui nous opprime, ils ne méritent pas mieux, ni respect, ni reconnaissance.
Voilà une illustration de plus du mépris quotidien, permanent, avec lequel nous sommes traités dans notre pays.
Ceci est de la même nature que les massacres, des Algériens à SETIF ou des tirailleurs Sénégalais au Sénégal par l'armée française en 1945.
Le PKLS dénonce vigoureusement cette situation.
Il appelle les Martiniquaises et Martiniquais à prendre conscience de la signification réelle de tels agissements et à opposer à la vilenie coloniale un comportement de dignité celui de la résistance et de la lutte pour la libération de notre peuple de l'oppression coloniale.
KI YO LÉ KI YO PA LÉ NOU KÉ PRAN YO !
Fort de France le 10 Mai 2005