ILS S'EN FOUTENT
AGISSONS POUR SAUVER LA MARTINIQUE

CHOMAGE, LICENCIEMENTS, ASSISTANAT, DELINQUANCE,

DILAPIDATION DU TERRITOIRE AGRICOLE, POLLUTION DES TERRES …

 

 

 

 

 

 

 

Rarement «classe politique» n'aura été aussi inconsciente, aussi irresponsable. Alors que notre pays s'enfonce chaque jour un peu plus dans l'abîme, que notre jeunesse crie son désespoir, que les travailleurs sont taraudés par la hantise des licenciements, que partout se manifestent des sentiments de rejet à l'encontre de ces «politiciens» brandissant promesses après promesses, aucune solution, aucune initiative enthousiasmante n'apparaît.

Le mot d'ordre partagé par nos «décideurs» de tout bord semble bien être : Tout faire pour que rien ne bouge . Ceux là même qui étaient sensés être à l'initiative de bouleversements positifs ne nous invitent en réalité qu'à l'immobilisme.

 

DANS UN PAYS OU TOUT VA MAL, L'IMMOBILISME NE SAURAIT ETRE UNE SOLUTION

 

Tous les partisans de l'immobilisme qui ne cessent de nous crier leur attachement à la France et à l'Europe, de nous vanter les «bienfaits» de la départementalisation, ne peuvent nier la réalité de la société martiniquaise.

Est-ce acceptable, un taux de chômage à un tel niveau ?

Plus de 40 000 Chômeurs soit 25 % de la population active soit 10% de la population totale. Près de la moitié des jeunes de moins de 30 ans n'ont jamais travaillé.

Est-ce acceptable ces licenciements à répétition ?

En 2004, 700 employés de la banane ont été licenciés, soit 10 % des travailleurs se ce secteur.

Est-ce acceptable un assistanat aussi généralisé  ?

Pour les 5 dernières années le nombre de bénéficiaires du RMI a augmenté de 30 %. En 2004, 31 400 martiniquais ont émargé au RMI.

Est-ce acceptable une délinquance à un tel niveau ?

Le commerce et la consommation de drogue sont en perpétuel développement. Les chiffres de la délinquance explosent : plus de 20 000 crimes et délits par an.

Est-ce acceptable cette politique du pouvoir colonial de laisser pourrir la situation ?

Il est évident que le pouvoir colonial s'accommode plus facilement de jeunes en situation de dépendance et de soumission que de jeunes mobilisés dans le combat de libération nationale. On comprend que dans ces conditions il s'amuse à proposer de fausses solutions du genre nouvelle prison, accroissement du nombre de policiers, aggravation des peines pour les petits délinquants.

Est-ce acceptable cette criminelle dilapidation de nos richesses ?

Chaque année 1200 hectares de terres agricoles sont sacrifiés au béton. En 20 ans c'est le 1/3 des terres agricoles de notre pays qui a disparu. A ce rythme au terme des 20 prochaines années, c'est tout notre terroir agricole qui sera liquidé. Face à ce désastre pouvons nous rester sans réaction ?

L'Etat français qui s'est déclaré propriétaire de nos forêts ne cesse lui même de détruire notre forêt primaire, autrefois si riche en essences de qualité. Notre mangrove est mise à mal. Une grande partie de nos terres agricoles est polluée sans que les empoisonneurs responsables de ce désastre soient inquiétés.

Les « succès» de la départementalisation : une économie sinistrée

Ni le port, ni l'aéroport, ni les kilomètres de routes, ni le nombre de véhicules importés, ne sauraient masquer la réalité. La Martinique se porte de plus en plus mal. Nous devons décoloniser notre imaginaire quant à l'idée de développement propagé par les tenants du système colonial.

Le déficit de la balance commerciale est révélateur de notre dépendance. Les exportations ne couvrent que 15% des importations.

L'Education : posons les vraies questions

A croire le pouvoir, la situation de l'école serait des plus satisfaisante puisque les diplômés sont nombreux. Mais nos jeunes diplômés ont-ils de réelles perspectives d'avenir. Autrement dit, l'école a t-elle dispensé le savoir nécessaire permettant à ceux quittant l'école de développer une société martiniquaise ou au contraire a-t-elle dispensé juste le savoir nécessaire à reproduire la société coloniale :

S'assigne-t-elle comme mission de parvenir à la construction identitaire du jeune martiniquais intégré dans son espace géographique la Caraïbe et porteur d'une culture héritée d'une histoire propre.

Une culture dominée dans un pays asservi

Malgré d'héroïques luttes de résistance notre culture ne cesse de subir des attaques de toutes sortes :

Autant d'aspects d'un pays dominé culturellement et politiquement

 

Un transport inorganisé mais…pour quels intérêts  ?

Pas dans l'intérêt des martiniquais subissant jour après jour les embouteillages, à cause de l'inorganisation des transports en commun, l'absence totale d'aménagement du territoire. Mais bien dans l'intérêt de la France et des importateurs békés concessionnaires d'automobiles qui récoltent de substantiels bénéfices.

 

La santé et la sécurité civile à la dérive 

Les moyens mis en œuvre ne répondent pas aux besoins. La santé et la sécurité de notre peuple sont dédaignées par le pouvoir et sont de plus en plus aux mains d'étrangers qui s'enrichissent sur notre dos.

POUR SORTIR DE L'IMMOBILISME, POUR CONSTRUIRE UNE NOUVELLE MARTINIQUE,

UNE SEULE SOLUTION : LA CONQUETE DU POUVOIR POLITIQUE.

La lutte des travailleurs une nécessité

A l'heure où la politique ultralibérale des monopoles transnationaux s'accompagne d'une attaque en règle contre les acquis sociaux, la lutte des travailleurs est une absolue nécessité. La situation dans le monde est en effet marquée par la pratique barbare et inhumaine de l'impérialisme pour imposer à la planète son ordre mondial. Il est donc urgent que les travailleurs ne baissent pas les bras et poursuivent la lutte, pour leurs justes et légitimes revendications.

Alors qu'on s'évertue à expliquer aux Martiniquais que vivre et travailler au pays est irréaliste, qu'il faudrait, au nom de la mobilité et de la mondialisation, être apte à quitter son pays, on installe ici des milliers de français à qui on accorde toutes sortes de privilèges. Cette politique de peuplement, à terme ne peut aboutir qu'à la liquéfaction de notre peuple. Il s'agit bel et bien d'un véritable génocide par substitution… Rester dans cette logique c'est condamner notre peuple à mourir lentement.

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SORTONS DES DEBATS STERILES

 

Les gouvernants français n'ont qu'une préoccupation : perpétuer leur système de domination, en faisant de «nos» politiciens ses complices, conscients ou inconscients… agents de la propagande qui voudrait faire croire que les maux dont souffre notre pays peuvent trouver leurs solutions au moyen d'aménagements techniques et administratifs.

Enfermer notre peuple dans des débats stériles et des revendications pour des «petites compétences» ne constitue en rien une «avancée», «un petit pas» vers le pouvoir. Bien au contraire, ce débat stérile nous enferme dans un cadre qui lui-même est sous-développant et obéit à sa propre logique qui consiste à :

•  préserver l'essentiel du pouvoir de décision entre les mains du gouvernement français

•  maintenir la mainmise des békés et des gros possédants sur la terre martiniquaise avec toutes les conséquences néfastes.

•  privilégier l'intérêt des capitalistes français au détriment de nos propres intérêts

•  nous enfermer dans une logique de sous développement durable

•  favoriser chez nous l'irresponsabilité, l'assistanat, la déliquescence de nos valeurs traditionnelles

•  poursuivre en toute logique assimilationniste la liquéfaction de notre peuple, son démantèlement démographique, outil essentiel du génocide par substitution en cours.

Aujourd'hui, notre peuple ne doit pas se laisser happer par ce consensus ambiant qui consiste à ne rien faire, à laisser les exploiteurs, les «décideurs» agir librement à notre détriment.

La crise, fruit d'une politique colonialiste, ne peut avoir de solution que politique et elle passe par la destruction du système de domination coloniale.

PRENONS LE CHEMIN DE LA LUTTE

Le PKLS invite les Martiniquais à rejeter les manœuvres politiciennes coloniales, et à prendre le chemin de la lutte en vue de la conquête du pouvoir politique.

Personne ne nous offrira le changement, le changement ne peut venir que de nous-mêmes , par l'élévation de notre conscience politique, par la victoire sur nous-mêmes, sur nos peurs, nos craintes.

Il y a un peu plus d'un an, le gouvernement parvenait à semer des illusions en organisant dans notre pays une grande farce électorale sur un soit disant «avenir institutionnel», l'objectif réel était de parvenir à un nouvel aménagement du système colonial en substituant aux deux assemblées croupions une assemblée unique mais toujours sans pouvoir réel ; une vraie mascarade !.

Aucune institution coloniale, ne permettra à notre peuple de s'attaquer aux problèmes de fond. Aucune assemblée coloniale ne lui permettra :

  • de légiférer sur le régime de la propriété, de restituer la terre martiniquaise au peuple martiniquais
  • d'en finir avec l'agriculture coloniale de monoculture
  • de redonner à l'agriculture sa vraie vocation qui est de satisfaire les besoins alimentaires de la population et de réduire la dépendance alimentaire vis-à-vis de l'étranger.
  • d'utiliser intelligemment nos ressources naturelles pour le développement d'une industrie répondant à nos besoins et à nos intérêts.
  • de protéger efficacement notre production industrielle, artisanale, agricole contre l'invasion de produits importés
  • de sauvegarder valablement notre environnement et conserver durablement notre patrimoine
  • de nous ouvrir au monde et en tout premier lieu en nous intégrant à notre région caraïbe
  • de négocier des échanges économiques en toute souveraineté, au mieux de nos intérêts.
  • de bâtir une école martiniquaise pour la formation de l'être martiniquais
  • de redonner espoir à notre peuple, en particulier à notre jeunesse…

Toutes ces options fondamentales ne peuvent être appliquées que par un pouvoir martiniquais contrôlé par le peuple, dans un Etat indépendant.

Il ne s'agit pas d'être un peu plus ou un peu moins français ou européen, mais d'être nous mêmes, Martiniquais, artisans de notre nation, citoyens de la société que nous construirons en toute responsabilité.

 

POUR DES VICTOIRES FUTURES DE NOTRE PEUPLE

 

Notre action est fondée sur l'analyse que nous faisons de la réalité de notre pays grâce à notre idéologie marxiste léniniste, en regardant le présent avec le regard du futur, dans la perspective des luttes pour la défense des intérêts fondamentaux de notre patrie et des victoires de notre peuple.

Aujourd'hui, il convient d'avoir une analyse claire de notre réalité politique.

Prétendre faire avancer la nation martiniquaise vers la souveraineté en s'égarant dans des actions contraires, en s'érigeant en bon gestionnaire des institutions coloniales, en renforçant consciemment ou non notre intégration à la France et à l'Europe, c'est contribuer à la pérennisation du système colonial. Il convient donc de rectifier le tir dans la perspective d'un grand rassemblement axé sur la destruction du système colonial et la construction d'une Martinique nouvelle intégrée à notre caraïbe et répondant aux aspirations de notre peuple.

Nous PKLS, appelons les Martiniquaises et Martiniquais à faire converger leurs différentes luttes pour établir un rapport de force en faveur de notre peuple.

En dépit des difficultés présentes, nous, communistes, révolutionnaires, conservons notre optimisme pour aller de l'avant, pour que le peuple martiniquais prenne son destin en mains , par la conquête de l'indépendance nationale et puisse construire le socialisme, qui ouvrira une nouvelle page de son histoire , vers son émancipation totale.

KI YO LÉ KI YO PA LÉ NOU KÉ PRAN YO !

Fort de France avril 2005