ASOSYASION SOLIDARITE KARAÏB
28 C , Rue du Général Mangin - Sainte-Thérèse
97200 FORT-DE-FRANCE
Tél./Fax : 0596.71.67.30
DECLARATION
L'ASSOKA, Association de défense des droits des immigrés vivant en Martinique et de Solidarité avec les peuples de la Caraïbe , a pris connaissance, comme l'ensemble du peuple martiniquais, de l'actuelle procédure mettant en cause des fonctionnaires de la Préfecture du Service des Etrangers et des policiers, principalement de l'ancienne Police de l'Air et des Frontières, actuelle DICCILEC.
L'ASSOKA tient à rappeler que depuis la fin des années 1990, elle avait dénoncé les dysfonctionnements du Service des Etrangers de la Préfecture où prédominait les passe-droits, l'arbitraire et non le respect de la réglementation, celle-ci étant déjà pourtant fortement répressive, xénophobe contre les originaires de la Caraïbe et anti-immigrée.
L'ASSOKA a du mal à croire que ce système de corruption, connu depuis des années par les communautés étrangères en Martinique, ait pu réellement passer inaperçu aux yeux des responsables de l'administration française (préfectorales, policières et judiciaires). D'autant que l'ASSOKA sait qu'au moins un fonctionnaire du Service des Etrangers avait, il y a plusieurs années, dénoncé vainement un responsable de son service qui bénéficiaient de travaux « gratuits » à son domicile réalisés par des immigrés.
La presse a annoncé que dans le cadre de cette enquête plus de 2000 dossiers auraient été traités dans des conditions irrégulières. Néanmoins, ceci ne signifie aucunement que ces étrangers n'avaient pas droit à un titre de séjour. Le règne de l'arbitraire, du non respect des règles de droit, de la xénophobie au sein du service des Etrangers de la Préfecture est tel que régulièrement on refuse des titres de séjour à des étrangers qui y ont droit.
Profitant de la méconnaissance par les étrangers des lois et de la réglementation française, il y a peu de doute que certains fonctionnaires ont abusé de cette situation.
Par exemple, la politique systématique de ne délivrer que des titres d'un an aux immigrés alors qu'ils avaient droit à des titres de séjour de 10 ans a toujours permis au Service des Etrangers de mieux contrôler les communautés immigrées et aussi de plus facilement les rançonner.
Ainsi, l'ASSOKA :
Fait à Fort de France,
Le 31 mai 2006