L'eau est une richesse majeure précieuse, qui demain le sera encore davantage, elle doit être gérée de manière attentive, dans une logique écologique et environnementale, pour une utilisation parcimonieuse.

Or en Martinique les représentants de l'Etat français prennent des décisions pour l'utilisation de l'eau de manière technocratique et arbitraire au profit d'intérêts égoïstes de certains possédants sans aucun respect des besoins réels de la nation martiniquaise, et de l'équilibre des écosystèmes.

La récente décision, inadéquate et cynique, d'autoriser le prélèvement d'eau de la Grand Rivière au bénéfice de planteurs de banane qui vont polluer notre eau davantage, est significative de la politique coloniale dans ce domaine comme dans tous les aspects de notre vie.

Cette rivière qui est une de nos principales rivières, est peu polluée, elle doit être préservée au maximum. Il est de notre devoir de veiller sur la durabilité de notre approvisionnement en eau, et sur sa qualité.

Le PKLS dénonce la décision préfectorale d'autorisation de prélèvement exagéré da la Grand Rivière et exige qu'elle soit annulée.

Le PKLS condamne la pratique des békés qui utilisent menaces et chantages pour arriver à leur fins, et entraîner des travailleurs dans leurs manigances pour des objectifs inavouables.

Le PKLS invite les Martiniquais à ne pas se laisser tromper encore une fois par des propos, visant soit disant notre développement économique ou social, qui en fait sont des leurres pour perpétuer notre dépendance.

Le PKLS appelle la population de Grand Rivière et tout le peuple Martiniquais à protester et à agir afin que la Grand Rivière ne soit pas sacrifiée sur l'autel du profit de certains nantis.

Le PKLS apporte son soutien total à l'ASSAUPAMAR dans ce combat fondamental.

Le PKLS réaffirme sa position à savoir qu'aucune institution coloniale ne peut ni gérer nos ressources, ni préserver notre patrimoine, ni organiser notre société dans l'intérêt de notre nation.

Notre peuple, qui seul possède la légitimité de décider, ne doit en aucun cas s'aliéner de son pouvoir. Il doit se doter d'un Etat indépendant qui de manière démocratique et collective devra prendre les décisions en conformité avec nos intérêts nationaux.

 

Fort de France le 24 janvier 2006

J. P. ETILE